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FAQ projet collectif et réserves d'eau

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VRAI-FAUX sur le projet et les réserves

Les questionnements sur les réserves collectives

  • Le maïs est la seule surface irriguée

FAUX : l'irrigation sur le département des Deux-Sèvres concerne aujourd'hui :

- les cultures diversifiées en filières locales comme le soja (non OGM) , les pois, les lentilles, les légumes, les plantes aromatiques... : 15 % des surfaces irriguées, contre 6 % en 2014 ;

- les Céréales et oléagineux (blé, orge, tournesol...) : 45 % des surfaces irriguées, contre 33 % en 2014 ;

- les Fourrages : 14 % des surfaces irriguées, dont 8 % de maïs-fourrage, contre 20 % dont 14 % de maïs-fourrage en 2014 (recul marqué de l'élevage) ;

- le Maïs-grain : 26 % des surfaces irriguées contre 41 % en 2014 (et 75 % en 2010).

  • Le volume d'eau d'irrigation utilisé aujourd'hui sur le territoire du projet des réserves est de10 Millions de m3

VRAI en moyenne : ce chiffre est disponible à l'EPMP. Ces dernières années, selon les restrictions, la conso va de 8,8 Mm3 à 13 Mm3 (hors Sèvre réalimentée par la Touche-Poupard). Avec la sécurité offerte par les bassines, elle sera de 12,7 Mm3, comme le prévoit le protocole, contre 14,7 Mm3 autorisés avant le protocole.

  • Les surfaces en maïs consomment toute l'eau des réserves

FAUX : Actuellement l'irrigation du maïs concerne une grosse moitié de l'eau d'irrigation  (pour un tiers des surfaces donc). C'est une première estimation, car les stratégies des irrigants ont beaucoup évolué avec la multiplication des restrictions : les volumes varient de 800-900 m3/ha (ensilage ou grains à la floraison) à 2.500 m3/ha (semences).

  • Le maintien et le développement d'entreprises du territoire sont dépendantes du projet

VRAI :
Les irrigants concernés par le projet de la Coop de l’eau 79 sont pour moitié des céréaliers et pour moitié des polyculteurs-éleveurs (deux-tiers des irrigants à l'ouest du bassin et un tiers à l'est), en majorité des producteurs de lait de vache. Sans ce projet, l'existence de la Coopérative laitière de la Sèvre (Echiré et Celles sur Belle, 120 emplois et produit du beurre Charentes-Poitou AOP et fromages de chèvre Chabichou et Mothais-sur-feuille, lait non-OGM…) serait compromise.

Le semencier Deleplanque ( Villefollet, 15-20 emplois, 1 500 ha de semences, 100 irriigants multiplicateurs) mise sur l'irrigation pour prendre des marchés en plein essor, comme les semences potagères bio.

Le fabricant d'aliment du bétail Alicoop (120 emplois, 50 % des aliments sous cahier des charges qualité "bio", "non OGM", "sans médicaments" ) démarche les irrigants du bassin pour cultiver 10 000 hectares de soja non-OGM pour les filières locales et pour réduire la déforestation importée, selon les objectifs du "plan protéines" national.

Ces stratégies complémentaires autour de l'irrigation forment un vrai projet structurant pour le territoire, inscrit dans la transition agroécologique et pourvoyeur d'emplois locaux.

  • Le projet concerne une minorité d’irrigant

FAUX. Le projet concerne 230 exploitations. 55% des exploitations sont des éleveurs. Cela représente 435 agriculteurs et 140 salariés soient près de 600 emplois directs. 1 agriculteur génère en moyenne 5 à 6 emplois. C’est près de 3000 emplois qui sont concernés au total.

  • La substitution permet un gain des niveaux d’eau dans le milieu l’été

VRAI.La substitution des prélèvements permet de ne plus prélever ou de prélever moins dans le milieu l’été. On observe ainsi un gain de niveau des nappes et des rivières significatif en été. Dans le cadre du projet du bassin de la Sèvre Niortaise l’étude d’impact a démontré des gains de niveau de nappe pouvant aller jusqu’à 4 mètres et des gains de débits de rivière pouvant aller jusqu’à 60%.  

  • Les prélèvements d’hiver vont assécher les nappes et les rivières :

FAUX. Le remplissage des réserves est réalisé en hiver, en période de hautes eaux des nappes et des rivières afin qu’il n’y ait pas d’impact sur le milieu. Le remplissage est contrôlé par des indicateurs de gestion de niveau d’eau qui permettent à l’Etat de contrôler les prélèvements.

  • Le projet est ouvert à de nouveaux irrigants :

VRAI. Chaque année les volumes d’eau sont répartis par l’Etablissement Public d’Etat du Marais Poitevin (EPMP) entre agriculteurs selon un règlement intérieur qui privilégie, l’installation de jeunes agriculteurs, la sécurisation de production fourragère, les cultures à haute valeur ajoutée, le maraichage, les pratiques agricoles permettant l’amélioration de la qualité de l’eau, l’agriculture biologique, etc. Ce plan de répartition est validé à 2 niveaux par l’Etat, en toute transparence, par un conseil d’administration où sont représentés l’ensemble des usagers et par le Préfet de Région.

  • Les agriculteurs en agriculture biologique n’ont pas accès à l’irrigation

FAUX. L’accès à l’eau est d’ailleurs un moyen pour développer l’agriculture biologique. Les agriculteurs en agriculture biologique qui demandent un volume d’eau ont accès à un volume.

  • Les agriculteurs prélèvent ce qu’ils veulent

FAUX. Les installations d’irrigation sont équipées de compteur et les agriculteurs renseignent leurs consommations tous les 15 jours, voir toutes les semaines. Le département des Deux-Sèvres et l’un des départements en France où la consommation des prélèvements est la plus transparente. Les agriculteurs qui ne renseignent pas leur volume ont des pénalités et l’Etat peut assurer des contrôles à tout moment pendant la période d’irrigation.

  • Les agriculteurs ne paient pas l’eau :

FAUX. Les volumes d’eau consommés sont comptabilisés et payés par un système de redevance volumétrique, l’une auprès des Agences de l’Eau et l’autre auprès des Organismes Uniques de Gestion Collective (OUGC). Ils paient également le coût de la mise en œuvre de l’irrigation (énergie, investissement dans les projets de stockage d’eau).

  • L’irrigation est la cause de la sécheresse

FAUX. L’agriculture est pénalisée par la sécheresse. L’irrigation est rendue nécessaire par la faible pluviométrie estivale. Pour pallier de déficit, l’agriculture utilise le plus souvent des ressources d’eau stockées l’hiver, en période de hautes eaux, pour irriguer l’été.

  • L’évaporation va augmenter fortement sur les volumes stockés 

FAUX. Les valeurs maximales d’évaporation constatées à ce jour de l’évaporation sur les réserves de substitution sont de l’ordre de 3 à 4% du volume stocké. La pluviométrie compense largement l’évaporation.

  • L’irrigation concerne une majorité des départements :

VRAI. 69 sur 102 départements français ont une surface irriguée significative.

  • L’eau potable est prioritaire :

VRAI. L’eau est un patrimoine commun de la Nation. La déclinaison territoriale de la loi sur l’eau donne priorité à l’eau potable. Pour ne pas que les usages de l’eau soient en concurrence 3 enveloppes de volumes sont définies par ressource et par usage : eau potable – industrie – irrigation. Les agriculteurs prélèvent de l’eau brute et comme tout citoyen il donne priorité à l’alimentation en eau potable.

  • Le stockage pénalise les ressources en eau potable

FAUX.  Le SEV a procédé à des simulations de ses ressources en eau en prenant en compte le scénario moyen du GIEC de 2014, et en se projetant à 30 ans (durée d’amortissement des ouvrages) et 50 ans. Il apparaît que les ressources en eau potable, tout comme la Sèvre, même avec une évolution, maîtrisée mais inéluctable, des besoins domestiques avec la démographie et la température, sous l’effet de l’augmentation de la température et de l’évapotranspiration des végétaux, pourront (tout comme la Sèvre) connaître des épisodes de rupture. La réflexion sur un stockage accru, non seulement pour l’agriculture mais aussi pour l’eau potable, doit être menée. Le SEV a demandé notamment que le plan de secours départemental ORSEC Eau prenne en compte d’ores et déjà un scénario de deux années 2005 ou 2017 consécutives, pour mettre en évidence les éventuels volumes qui manqueront.

 

Vrai ou faux et contre-arguments aux opposants